> Accueil > La Conf LR défend... > une agriculture respecteuse de l’environnement

La France occupe le troisième rang mondial et le premier rang européen sur le marché des pesticides.

Cette situation découle directement des choix politiques en matière de développement agricole et rural, la distribution des soutiens de la PAC ayant orienté l’agriculture vers le développement de plaines de monoculture (la vigne en étant un bon exemple régional) favorables à la diffusion des maladies.

Les résultats sont sans appel : en France, une contamination généralisée des eaux par les pesticides est constatée dans 80% des stations de mesure en eau superficielle et 57% en eau souterraine.

Pour la Confédération Paysanne LR, contrairement au discours d’autres syndicats agricoles, la compétitivité des agriculteurs ne peut pas passer par une réduction du coût des pesticides ou une amélioration de leur accessibilité. Leur compétitivité de long terme, basée sur un contrat avec le consommateur de plus en plus exigeant sur ce point -cf. le développement de l’agriculture biologique-, dépendra au contraire de leur réduction.

Ces faits sont encore insuffisamment connus y compris par les agriculteurs. La Confédération Paysanne LR apporte donc son appui à des actions de sensibilisation ainsi qu’aux procès portant sur les usages abusifs de produits illicites.

D’autres sujets liés à l’environnement devraient être au coeur de l’actualité en 2008 :

- La question de la gestion des ressources en eau, en particulier, dans la région, de son utilisation pour l’irrigation des vignes et l’alimentation en eau des élevages ;
- La question des agro-carburants. La Confédération Paysanne se réjouit que les aberrations qu’elle dénonce depuis plusieurs années (concurrence avec les produits alimentaires en particulier dans les pays en développement, filières aux bilans énergétiques insuffisants, très gourmandes en subvention...) aient été mises en évidence. Mais au vu des investissements déjà réalisés (usine de diester à Sète par exemple), la filière pourrait continuer son développement malgré tout. Et empêcher par contre le développement de filières locales pertinentes pour l’autonomie des exploitations et des structures collectives (production d’huiles végétales pour l’autoconsommation des paysans, production de méthane à partir des déchets viniques dans les coopératives viticoles / distilleries...) Comme le souhaitent déjà des sénateurs français et des représentants de la FAO, une moratoire devrait être adopté sur cette question avant toute prise de décision.

Plus généralement, ce que défend la Confédération Paysanne, c’est une agriculture paysanne relocalisée qui exige une pression polluante faible et réduise la consommation d’énergie, en particulier pour le transport des marchandises. A l’heure de la mondialisation des marchés et de la volonté réaffirmée de soutenir une soit-disant « vocation exportatrice » de la France (même à coups de subventions publiques et au détriment des agricultures de pays plus pauvres...), ce n’est pas une petite ambition...

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