Sous la pression des firmes semencières et phytosanitaires ayant massivement investi dans ce secteur, l’autonomie semencière des paysans de l’Union européenne est de plus en plus menacée.
Parallèlement à un appauvrissement de la biodiversité naturelle et cultivée au profit de variétés modernes standardisées, le débat s’est focalisé en France, depuis trente ans, autour du droit du paysan à re-semer librement le grain récolté. Face aux défenseurs de ce droit simple et fondamental pour l’avenir de l’humanité, les firmes ont du diversifier et complexifier leurs stratégies. D’où un dossier complexe où se mêlent éléments techniques et juridiques, au niveau national, européen voire international. En région, des paysans se sont investis dans ce dossier pour pouvoir en expliquer les enjeux (dans le cadre d’actions de sensibilisation ou de formations) et préserver l’indépendance semencière des paysans.
Ils travaillent au côté des très nombreuses associations (Réseau Semences Paysannes, Fruits oubliés, Touselle, Kokopelli, BEDE...) qui préservent mais aussi proposent des alternatives aux solutions du modèle agro-industriel.